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    <title><![CDATA[Culturothèque]]></title>
    <link>http://www.culturotheque.com/</link>
    <description>Ils m'ont touchée (livres, musique, series et films, danse etc.). Je vous en parle.</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Culturothèque]]></title>
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    <pubDate>Thu, 06 Dec 2012 09:55:03 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 06 Dec 2012 09:55:03 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2013 www.culturotheque.com</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[En souvenir d’André, le vertige d’une mort à laquelle on vous donne(ra) droit]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-en-souvenir-d-andre-le-vertige-d-une-mort-a-laquelle-on-vous-donne-ra-droit-112271892.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p>
    <img src="http://3.bp.blogspot.com/-7XxP8dO1G3g/UI-h78fM88I/AAAAAAAAB3k/ck4gTb4JWD4/s1600/en+souvenir+d%27andr%C3%A9.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "http://3.bp.blogspot.com/-7XxP8dO1G3g/UI-h78fM88I/AAAAAAAAB3k/ck4gTb4JWD4/s1600/en+souvenir+d%27andr%C3%A9.jpg" width="161" height="245">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR">J’attendais le roman&nbsp;<span style="text-decoration: underline;">En souvenir d’André</span> avec impatience. Avec <a href=
    "http://www.culturotheque.com/article-le-contenu-du-silence-de-lucia-etxebarria-et-les-non-dits-vous-jettent-un-sort-110089799.html">Lucia Etxebarria</a>, <a href=
    "http://www.culturotheque.com/article-le-choeur-des-femmes-hymne-a-une-feminite-changeante-107160250.html">Martin Winckler</a> est certainement mon préféré. Et ce roman qui se lit très vite, m’a
    donné le vertige. Je mentirais en disant qu’il m’a plu parce qu’il m’a mise mal à l’aise. Il m’a baignée dans l’agonie, la maladie et la douleur. Pourtant si je l’ai profondément aimé, c’est
    parce qu’il dérange pour faire réfléchir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR">Encore une fois, Martin Winckler a pris les armes romanesques pour plaider une cause qui lui est chère. Cependant, si d’habitude, il parle de soin, de traitement et de relation au
    patient, dans <span style="text-decoration: underline;">En souvenir d’André</span>, il signe l’histoire d’un homme discret qui cache de grands maux et à travers son témoignage, revendique le
    droit de chacun à mettre fin à sa vie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR">Soyons honnête, le sujet est douloureux parce qu’il touche à ces choses auxquelles on ne veut pas penser. Il touche à l’impuissance de la médecine, à la fragilité de nos destins, il
    projette le lecteur dans une situation insupportable: voir un être cher souffrir et demander à mourir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR">Alors j’admire le courage de l’auteur qui n’a pas cherché pas à se faire aimer, mais à être lu. Pour témoigner et puis, pour convaincre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR">Cependant, si l’aspect militant est essentiel dans ce récit, il s’agit d’abord d’un roman&nbsp;prenant et très bien mené. Martin Winckler a le don des mots - on le savait déjà - et il
    fait vivre son héros avec cette pudeur et cette sensibilité qui lui sont propres. Il n’a pas délaissé le lecteur assoiffé d'illusions et il nous offre ici une belle histoire comme il sait si bien
    les raconter.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR">Le protagoniste principal est un soignant qui «&nbsp;veille&nbsp;» les personnes et les aide à mettre fin à leur vie. On ne parle pas de médicament mais de soulagement et de
    transmission. Ces rencontres qui se multiplient dans l’obscurité des fins de journée occasionnent des témoignages de la dernière heure. Des histoires confiées en murmures à cet inconnu qui les
    recueille comme des trésors parce qu’il sait en reconnaître la vraie nature, ce sont des héritages.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR">Tenez-vous prêt, <span style="text-decoration: underline;">En souvenir d’André</span> vous acculera dans des questionnements pénibles. L’auteur aura réussi son coup. Et vous comprendrez
    en quoi cette épopée-là était éprouvante mais nécessaire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR">Si ce roman-là cache un peu moins bien que ses précédents le sentiment de révolte et le plaidoyer qui le sous-tend, c’est certainement parce qu'une fougue impatiente nourrie par le
    temps qui passe y transparaît. Avec les années, Martin Winckler se fait plus pressant dans ses idéaux parce que ce monde meilleur pour lequel il s’est tant battu, il veut le voir de ses propres
    yeux.</span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">En souvenir d’André est publié aux Editions P.O.L</span></em><span style=
    "font-size: 10.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ascii-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-bidi; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: FR;"
    lang="FR"><em>. Vous pouvez le <a href="http://www.amazon.fr/En-souvenir-dAndr%C3%A9-Martin-Winckler/dp/2818016924">commander ici</a></em><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Nov 2012 15:50:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9572a34175b663971b103f123e919339</guid>
                <category>Entre les pages</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-en-souvenir-d-andre-le-vertige-d-une-mort-a-laquelle-on-vous-donne-ra-droit-112271892-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le contenu du silence de Lucia Etxebarria: et les non-dits vous jettent un sort]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-le-contenu-du-silence-de-lucia-etxebarria-et-les-non-dits-vous-jettent-un-sort-110089799.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p>
    <img src="http://www.editions-heloisedormesson.com/administration/images_cover/eho_etxebarria7c.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "http://www.editions-heloisedormesson.com/administration/images_cover/eho_etxebarria7c.jpg" height="380" width="260">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Lucia Etxebarria est l’une de mes auteurs préférés. Elle fait partie de ceux
    dont je guette les publications. Dernièrement, pour dénoncer le piratage de romans, elle a annoncé qu’elle ne publierait plus tant qu’une solution ne serait pas trouvée pour remédier au
    téléchargement illégal. Il ne reste plus qu’à espérer que l'on n'attendra pas trop longtemps cette solution.<br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Les histoires de Lucia Etxebarria sont souvent un peu déjantées, dures et très
    colorées. Il y est&nbsp; question d’hommes et de femmes qui ne font pas les bons choix, de couples abîmés par la différence d’âge, de drogue, de sexe et de grossesses mal venues. Ses personnages
    sont souvent un peu à côté de la plaque et elle ne les aide jamais vraiment à s’en sortir. Je me souviens avec bonheur de son roman sur la maternité, <strong>Un miracle en équilibre</strong>, une
    perle de sensibilité et de justesse pour lequel elle avait d’ailleurs reçu le prix Planeta en Espagne (équivalent de notre prix Goncourt).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Dans son dernier roman, <strong>Le contenu du silence</strong>, l’ambiance est a
    priori beaucoup plus feutrée. Le personnage principal est Anglais et la retenue apparente dans son caractère déteint sur le début du récit. Gabriel, engagé dans des fiançailles dont l’absurdité,
    déjà en transparence au départ, va devenir de plus en plus prégnante au fil du récit, se retrouve aux Canaries, à la recherche de sa sœur disparue avec laquelle il n’était plus en contact depuis
    près de dix ans.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Il sera accompagné dans sa quête par la meilleure amie de sa sœur
    Cordelia</span> <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">qui lui racontera le glissement lent et vertigineux de Cordelia
    vers une secte qui a mené ses membres au suicide collectif.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Cette épopée pesante a pour décor les îles Canaries et leur</span> <span style=
    "font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">luxuriante</span> <span style=
    "font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">nature. Elle sont au départ</span> <span style=
    "font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">présentées comme un paradis perdu, comme dans le mythe traditionnel, où l’isolation aurait
    permis l’absence de corruption humaine. Pourtant au fil des pages et à mesure que les protagonistes s'y aventurent, les Canaries, deviennent dangereuses et touffues, elles deviennent cet endroit
    où l’isolation a&nbsp; permis la compromission et l’enrichissement hasardeux très loin de l’utopie.</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Le contenu du silence</span></strong><span style=
    "font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">, très beau titre quand on y repense après avoir terminé le livre, est une déclaration
    d’amour vivace aux îles Canaries. Mais c’est aussi une déclaration de guerre à l’instrumentalisation de la faiblesse. Et une démonstration amère de la détresse engendrée par les transgressions
    familiales.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Au final, <strong>Le contenu du silence</strong> est la dispersion d’une famille
    mixte entre abandon, deuil et les réminiscences aigres de trahisons tues. Le silence a creusé un abcès que les années ont recouvert d’un poison immonde, lie insupportable de trahisons
    fraternelles impardonnables.</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Le</span></strong> <span style=
    "font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><strong>contenu</strong></span> <strong><span style=
    "font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">du silence</span></strong> <span style=
    "font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">ne ressemble pas tellement aux autres romans de l’auteure espagnole qui quitte le criard
    sensible pour nous offrir un témoignage bouleversant de l’emprise du fort sur le faible et de ses conséquences dévastatrices sur la nature humaine. Et si l’homme n’était qu’un animal parmi
    d'autres&nbsp;?</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 14 Sep 2012 18:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2d9a9d569ef4d9d2ba2b3b4f38be14d6</guid>
                <category>Entre les pages</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-le-contenu-du-silence-de-lucia-etxebarria-et-les-non-dits-vous-jettent-un-sort-110089799-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Alan Cumming, le surdoué]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-alan-cumming-le-surdoue-109810243.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://www.alancumming.com/images/splash.jpg" class="CtreTexte" alt="http://www.alancumming.com/images/splash.jpg" height="405" width="564">
  </p>
  <p>
    Il y a des destins qui font penser que tout est possible. Il y a ceux que rien n'arrête et qui, à force de travail, arrive à tout. Alan Cumming est de ceux-là.
  </p>
  <p>
    Découvert dans la série - <a href="http://www.culturotheque.com/article-the-good-wife-ou-le-choix-de-la-retenue-105440113.html">ô combien chère à mon coeur - The Good Wife</a> au côté d'un
    casting pourtant déjà très luxe (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Julianna_Margulies">Julianna Margulies,</a> <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Josh_Charles">Josh Charles</a>, <a href=
    "http://en.wikipedia.org/wiki/Chris_Noth">Chris Noth</a> etc.), j'ai immédiatement trouvé qu'il y avait dans son jeu quelque chose de puissant. Il campe à merveille le "campaign manager" juif
    Américain et je ne doute pas qu'il ait donné à ce rôle une dimension que ses recruteurs n'avaient pas imaginée ou espérée.
  </p>
  <p>
    Quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai découvert que le bel homme était en fait Ecossais, qu'il parle au naturel avec <a href="http://www.youtube.com/watch?v=vEuCm6HVVRU">un accent
    incompréhensible</a> qu'il travestit avec brio en accent américain banal et clair dans son rôle d'Eli Gold.
  </p>
  <p>
    Mais c'est là l'un des multiples talents d'Alan Cumming.
  </p>
  <p>
    Comédien classique dans une version de MacBeth où il est tous les personnages&nbsp; au théâtre national d'Ecosse. Chanteur et danseur à Broadway où il a reçu un Tony Awards pour sa majestueuse
    prestation dans Cabaret. Doubleur de shtroumpf dans le dessin animé éponyme. Acteur de science-fiction dans Xmen. Caméléon surdoué et engagé qui a été marié pendant huit ans à une femme et l'est
    maintenant à un homme. Anglais devenu Américain. Ecrivain, réalisateur, photographe hyperactif qui a su tordre la réalité de tout côté pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. Une bête de scène, un
    génie du show, un grand parmi les grands. Alan Cumming a eu mille vies quand nous tentons de donner un sens à la nôtre.
  </p>
  <p>
    Pour sourire un peu chaque jour, <a href="http://it.twitter.com/Alancumming">suivez-le sur Twitter</a> où il partage photos et souvenirs à coup de 120 signes.
  </p>
  <p>
    Ou <a href="http://www.alancumming.com/">sur son blog</a> où il raconte ses engagements, convictions et ses succès.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 07 Sep 2012 17:09:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">79b813942c0bf2bfe4e9f6d697a653c6</guid>
                <category>Petit écran</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-alan-cumming-le-surdoue-109810243-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le troisième jour de Chochana Boukhobza : Israël tout en noir]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-le-troisieme-jour-israel-en-noir-109380139.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p>
    <img src="http://www.deslivres.com/images/products/image/Le-troisieme-jour.jpg" class="CtreTexte" alt="http://www.deslivres.com/images/products/image/Le-troisieme-jour.jpg" height="270" width=
    "184">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">En refermant «&nbsp;le troisième jour&nbsp;», j’étais bouleversée, j’étais
    triste, j’étais amère. J’ai marché cent mètres sans penser à rien et en relevant la tête j’ai réalisé que j’étais en colère.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">J’ai été transportée par ce livre. Je l’ai trouvé bouleversant, très bien écrit,
    parfaitement mené. Les personnages sont fins, palpables, creusés et réels. La technique du roman chorale est maîtrisée, et emporte le lecteur dans les abymes infernaux des dilemmes moraux qui se
    posent aux personnages. Les mots sont sensibles, pensés et délicats. Et pour toutes ces raisons, on peut dire que ce roman est une réussite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Pourtant – laissons pour l’instant de côté la fin qui m’a profondément troublée
    – ce roman m’a gênée. La peinture de Jérusalem, d’Israël et des Israéliens est exagérément noire. A le lire, Israël est une terre de chaos, de déchirements et de bouleversements – ce qu’elle est
    certainement – mais entre ces lignes, elle n’est rien d’autre. Jamais il ne laisse transparaitre cette ravageuse envie de vivre, ce désir de profiter coûte que coûte du moment présent, ce désir
    criard d’être heureux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Quand il dépeint Tel Aviv, c’est la nuit, à l’ombre d’un ciel obscur et
    silencieux. Il oublie les bars, l’agitation, les rencontres d’un soir, les fêtes sur les balcons, sur les penthouses, les beuveries, la gay pride, le marathon, les rues bondées et joyeuses du
    vendredi matin, les couleurs du marché. Il oublie les disputes dans la rue, les pleurs des bébés, les familles bourgeoises qui traînent leurs chiens, les parties de matcot sous le soleil.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Je connais beaucoup moins Jérusalem mais dans le roman, si la ville est colorée,
    parfumée et mystérieuse, elle est aussi profondément terne, un peu comme un antre qui permettrait à l’histoire de refermer ses griffes une à une, à chaque pas, sur ceux qui s’y aventurent. Elle
    est dépeinte comme le cœur même du chaos, de la haine, de l’irréparable. Le paroxysme matérialisé du conflit. Le roman nous dit que c’est la guerre, que chacun a ses raisons de haïr l’autre et
    que la réconciliation est impossible à l’image de la lourdeur des destins qui s’y croisent. Jérusalem est un enfer. Exclusivement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Israel est une terre de deuils, de déchirures et de bouleversement, c’est
    indéniable. C’est un pays de guerre et d’attentats, de haine et de conflit. Mais enfin, soyons honnêtes, ça n’est pas que ca.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Les destins des personnages sont tous contrariés par le pays lui-même. Il y a
    les déracinés (les parents de Rachel ou leur voisine), il y a les endeuillés (Elisheva, la famille d’Eytan) et il y a ceux qui ont réussi à fuir (Rachel) mais ça n’était qu’un leurre parce qu’ils
    sont eux aussi rattrapés par ce pays aux mille tentacules.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Entre ces mots, Israel n’est plus un pays, c’est un destin. On ne peut échapper
    à la détresse qu’il engendre parce qu’à un moment ou un autre, il déchirera votre famille, il vous fera perdre un proche, il vous mènera devant un gouffre et vous déciderez ou non de sauter.
    Parfois on vous y poussera.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Dans sa description de la jeunesse israélienne, l’auteure montre bien la
    solidité des liens que l’on crée à l’école et à l’armée mais ce n’est que pour mieux <span>&nbsp;</span>faire ressortir les antagonismes, les divisions politiques et l’amertume. Si à 25 ans, on
    est encore amis, elle le dit elle-même, dix ans plus tard, la politique nous aura séparés. Elle oublie les amitiés indéfectibles, le cosmopolitisme, l’enthousiasme et cette capacité proprement
    israélienne à se relever et à avancer.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Entre ses lignes, les couleurs du marché de <em>Mahane Yehuda</em> sont trop
    vives. Au lieu de ces magnifiques nuances qui s’étalent à l’infini, ces arcs-en-ciel d’épices orangées, elle nous montre du rouge. Dans son roman, on ne voit que le sang.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Sa Jérusalem est écorchée vive, Elle est douloureuse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Et cette fin&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Les nazis gagnent.<span>&nbsp;</span> En impliquant l’héroïne dans la chasse aux
    nazis puisqu’au final, c’est elle qui tire, l’auteure plonges la nouvelle génération dans le chaos duquel la précédente ne s’est jamais sortie. Mais pourquoi&nbsp;? Pourquoi la condamner elle
    aussi&nbsp;? N’est-ce pas suffisant qu’Elisheva ait vu sa vie gâchée et détruite par l’Enfer des camps&nbsp;? Pourquoi Rachel doit-elle porter sur la conscience, le meurtre de ce vieux
    monstre&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">L’auteure oublie, qu’Israël est devenu, petit à petit, un pays comme les
    autres.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Elle oublie que le bonheur y est, à l’image de tout ce qui s’y passe, exagéré,
    amplifié, omniprésent.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Elle oublie que les plaies cicatrisent.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Elle oublie, que la volonté de vivre est profondément ancrée dans le destin de
    ce pays.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Et que c’est certainement sa plus grande force.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Le troisième jour de Chochana Boukhobza est édité aux Editions De Noël <a href=
    "http://livre.fnac.com/a4017728/Chochana-Boukhobza-Le-troisieme-jour">et en Folio</a><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Aug 2012 15:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">285b47e0033174d32872a68cb4f6707e</guid>
                <category>Entre les pages</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-le-troisieme-jour-israel-en-noir-109380139-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Book of Mormon: blasphème, ridicule et fous rire au paradis de Salt Lake city]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-book-of-mormon-blaspheme-ridicule-et-fous-rire-au-paradis-de-salt-lake-city-108719707.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://blog.zap2it.com/pop2it/book-of-mormon-2.jpg" class="CtreTexte" alt="http://blog.zap2it.com/pop2it/book-of-mormon-2.jpg" height="280" width="435">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Depuis mon ordinateur et bien avant notre voyage, je rêvais devant la page
    Internet dédiée à la comédie musicale «&nbsp;Book of Mormon&nbsp;». Tous les critiques le disaient, c’était de loin la meilleure. Le hic c’est que le premier billet disponible était pour une
    représentation de milieu de semaine en janvier 2013. A priori, c’était donc raté.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Pourtant, un ami a réussi à me convaincre de participer à la loterie qui se
    déroule chaque jour devant le théâtre, et qui met en jeu des places au premier rang pour la modique somme de 32 dollars quand une place de ce type en vaut 200. Il avait gagné à la deuxième
    tentative et je me suis dit que c’était peut-être possible. Quelle ne fut pas ma joie quand mon nom a été tiré au sort!<br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Au premier rang où étaient assis tous les gagnants de la loterie, une excitation
    électrique se propageait d'un fauteuil à l'autre. Nous y étions!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Le Book of Mormon – heureusement j’avais suivi la série Big Love qui raconte les
    aventures d’une famille Mormon polygame cachée au milieu de gens qui ne le sont pas – met les deux pieds dans le plat. Et c’est extrêmement drôle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Le spectacle s’ouvre sur le ballet synchronisé «&nbsp;d’éducateurs&nbsp;»
    Mormons, sorte de commerciaux chargés de faire du porte à porte et de convaincre le plus grand nombre de personnes possible de se faire baptiser. En uniforme, parfaitement soignés, extrêmement
    souriants, le ton est donné. On se moquera ouvertement de ce prosélytisme organisé et ahuri - qu'il soit mormon ou pas d'ailleurs. Les deux héros sont ainsi envoyés en Ouganda où la population
    locale, engluée entre contamination du sida et violences dictatrices, n’a que faire de ces discours parfaitement récités.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Le Book of Mormon, c’est l’histoire de cette rencontre absurde entre ce héros
    qui rêvait d’être envoyé à Orlando et à qui on conseille de refreiner toute question qu'il aurait envie de se poser sur sa place dans cette affaire, cet anti-héros, Mormon de fortune, hébêté, qui
    saura trouver la voie (x) pour parler au peuple et ces Ougandais qui ne rêvent que de croire au paradis.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Le spectacle a été réalisé par les créateurs de South Park alors il ne faudra
    pas s’étonner que l’on se moque de tout, de tous et qu’en plus, personne ne se vexe tant, la plupart du temps, on comprend que la critique, si bien vue, va au-delà des situations particulières
    dépeintes. Oui, parfois, les ficelles américaines sont grosses. Et la plupart du temps, c’est grotesque, obscène, blasphématoire et trangressif. Mais au final, c’est la pensée unique que l’on
    ridiculise, le manque d’esprit critique et les personnages, héros et anti-héros réussissent, en quittant les habits qu'on leur a mis de force, à prouver leur valeur.<br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Se moquer n'aura jamais été si jouissif.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Si vous passez par New York, je ne saurais que trop vous conseiller de tenter
    votre chance à la loterie quotidienne, deux heures avant chaque spectacle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Pour plus d’information, <a href=
    "http://www.bookofmormonbroadway.com/home.php">c’est ici</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Aug 2012 16:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4d17545ded20d97454dee5ab614106fa</guid>
                <category>Lever de rideau</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-book-of-mormon-blaspheme-ridicule-et-fous-rire-au-paradis-de-salt-lake-city-108719707-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[New York, New York: spectacles américains]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-new-york-new-york-spectacles-americains-108686878.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <strong><em><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Sleep no more: eux, nous et les autres</span></em></strong><span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <strong><em><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><img src="http://www.coolhunting.com/2011/07/05/sleep-nomore2.jpg" class="CtreTexte"
    alt="http://www.coolhunting.com/2011/07/05/sleep-nomore2.jpg" height="199" width="300"></span></em></strong>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <strong><em><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><br></span></em></strong>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Nous avons fait la queue collés au mur de briques rouges en nous demandant si finalement nous
    n’allions pas renoncer. On nous avait que c’était un genre de reprise de MacBeth et que c’était le spectacle à voir à New York. C’est tout. Alors, certains de vouloir saisir les pulsations
    créatrices de la ville, nous avions pris les billets.</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Ensuite la veille, on nous a dit que pour avoir une chance de ne pas se perdre, il
    faudrait se donner la main et se promettre de ne pas la lâcher. Et nous, nous sommes demandés si nous avions finalement bien fait.<br></span><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">En arrivant près de la porte, un homme en noir nous a demandé ce que nous faisions là avec un sourire en coin. Nous avons
    innocemment répondu que nous venions voir «&nbsp;le spectacle&nbsp;». Notre interlocuteur nous a alors souhaité une bonne soirée. Son ton nous a mis mal à l’aise. Nous avons à nouveau caressé
    l’idée de faire demi-tour.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Finalement, nous nous sommes débarrassés au vestiaire de tout ce qui nous encombrait et nous avons
    suivi les autres vers une salle de bar à l’ancienne, à l’ambiance feutrée et à la musique désuète.</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Quand on a appelé les cartes que l'on nous avait remises à l'entrée (valet et as), nous nous sommes
    approchés de l’ascenseur. Nous avons placé sur nos visages impatients les grands masques blancs que l’on nous a demandé de ne pas enlever&nbsp; à partir du moment où l'on serait entrés dans
    l’ascenseur.</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Le"valet" a pris soin de disperser le groupe entre les différents étages introduisant une confusion
    certaine. La seule instruction que nous avions reçue était de nous laisser porter par notre curiosité.</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Je ne voudrais pas dévoiler de quoi est fait cette antre aux mille perversions. Je pense simplement
    vous dire qu'il n’était plus vraiment question d’aller voir un spectacle mais plutôt de faire une expérience créative époustouflante qui nous a plongés corps et âme dans des histoires sombres et
    sans apparente cohérence globale.</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;" lang="FR">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">A l'hôtel McKittrick, il y a du bon, du fou et du mauvais à l'ombre de chaque pièce des cinq étages et toujours cette curiosité
    qui vous fera avancer, à petits pas, en vous demandant si vous n’êtes pas simplement acteurs de ce spectacle. Et si, dans la salle concommittente, on vous observe en souriant.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">L’effet de surprise ajoute à la magie de ce spectacle alors je n’en dirai pas plus. Mais sachez que
    vous ressortirez troublé, fatigué et puis un peu hébêté de cette expérience sensorielle. Vous en aurez trop vu. Ou peut-être pas assez.</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Et sur le chemin du retour, dans les wagons conditionnés du métro, vous serez contents de pouvoir
    partager avec vos compagnons de voyage les souvenirs furtifs qui foumilleront dans votre esprit. Sans eux, vous penseriez peut-être avoir rêvé.</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    &nbsp;Pour plus d'informations, <a href="http://sleepnomorenyc.com/">c'est ici</a>.
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Chicago : claquettes, paillettes et autres réjouissances rythmées</span></strong>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><br>
    <img src="http://4.bp.blogspot.com/_HbS5LjyYXIE/S9JfvNaz3hI/AAAAAAAABhM/5FDDcesWzOY/s400/chicago.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "http://4.bp.blogspot.com/_HbS5LjyYXIE/S9JfvNaz3hI/AAAAAAAABhM/5FDDcesWzOY/s400/chicago.jpg" height="300" width="301"></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Il avait plu et au guichet tkts qui avait été deserté à cause du temps, on nous a
    proposé des places pour Chicago.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">En entrant dans le théâtre aux dorures clinquantes, nous nous sommes pris en photo. Comme des
    enfants, comme des touristes. L’air chargé de Broadway sentait les vacances, le dépaysement et l'éblouissement.</span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Nous avons pris place et en essayant de deviner les langues parlées de part et
    d’autres et nous avons lu les biographies surréalistes des comédiens qui résonnaient toutes un peu avec Hollywood. Enfin, &nbsp;le rideau s’est levé laissant la place à un défilé parfaitement
    coordonné de danseurs, chanteurs et musiciens.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Chicago a le charme infini des comédies musicales éternelles. Les airs sont connus,
    le DVD siége dans nos bibliothèques et pourtant l’énergie de la scène vient dépoussiérer les réminiscences de ces émotions passées pour créer par touche, le film de nouveaux
    souvenirs.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR">Nous avons passé une merveilleuse soirée. Et quand je repense que ce ballet
    parfaitement coordonné&nbsp; se joue tous les soirs à Broadway, je regarde les photos et je me dis que "c'est fou, on y était".</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;" lang="FR"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    Pour plus d'informations, <a href="http://www.chicagothemusical.com/">c'est ici</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jul 2012 16:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bb7f3e49077deeee0a69cf06569239ac</guid>
                <category>Lever de rideau</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-new-york-new-york-spectacles-americains-108686878-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chère Anna: entre les mots délicats d'Anna Gavalda]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-chere-anna-entre-les-mots-delicats-d-anna-gavalda-108102420.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p>
    <img width="463" height="309" alt="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/69/39/46/19070354.jpg" class="CtreTexte" src=
    "http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/69/39/46/19070354.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>Image extraite de la très belle adaptation cinématographique du roman "Je l'aimais"</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Chère Anna,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Par le&nbsp;même heureux hasard qui m’avait fait découvrir le premier tome des <em>Chroniques de San
    Francisco</em> dans les rayons aseptisés de la Fnac, je suis tombée, il y a des années, sur <a href=
    "http://www.amazon.fr/voudrais-quelquun-mattende-quelque-part/dp/2290311782/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1342181633&amp;sr=1-1">votre recueil de nouvelles</a>. Ce jour-là, je pensais
    trouver un livre comme un autre. De ceux qu’on oublie vite. J’avais lu dans <em>Cosmo</em> le témoignage d’une fille qui expliquait l’avoir lu et relu. Mais je m’étais dit «&nbsp;oui enfin
    bon&nbsp;» et j’avais tourné la page pour lire les critiques ciné.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Quand je me suis assise sur le parquet froid, votre livre à la main, j’ai tout de suite compris. J’ai eu
    l’impression de toucher du doigt ce qui m’enchantait déjà à l’époque&nbsp;: la délicatesse de vos tournures, la grâce de vos personnages, le hasard qui, là où on ne l’attend pas, vous joue un
    joli tour ou le malheur, qui, là où on le redoute, vous coince dans le labyrinthe de la mélancolie. Entres vos pages, j’ai lu l’enchanté du quotidien et les nuances du sentiment, qu’il soit
    proche de l’amitié, de la contrariété ou du regret. Et puis, en refermant le petit livre, je me suis dit que moi aussi, un jour, j’écrirais de belles choses.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Les années ont passé. Et au milieu du vacarme new-yorkais, une amie m’a tendu votre roman <em>Je
    l’aimais</em>. Elle m’a dit que c’était une jolie histoire. Elle était sûre que je l’adorerais. J’ai reconnu votre nom sur la couverture et je l’ai remerciée. J’étais heureuse de vous retrouver.
    Dans la petite chambre que j’habitais, j’ai redécouvert la poésie de vos mots et j’ai été bouleversée. J’ai adoré l’idée que Chloé écoute l’histoire de Pierre, son beau-père, alors qu’elle
    n’aurait accepté de l’entendre de personne d’autre. J’ai adoré l’idée que cette histoire, pourtant si douloureuse, l’ait aidée à accepter le départ de son mari. J’ai adoré la vie normale, en
    reflet derrière cette douleur d’abandon, rappelée par touches au cours du roman, par la présence des deux filles de Chloé qui jouent, regardent la télé et parlent d’école.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Quelques temps plus tard, j’étais rentrée à Paris, et comme tout le monde au printemps 2004, j’ai dévoré
    <a href="http://www.amazon.fr/Ensemble-cest-tout-Anna-Gavalda/dp/2290343714/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1342181710&amp;sr=1-1" target="_blank"><em>Ensemble, c’est tout</em></a>.&nbsp;.
    La couverture colorée se baladait de mains en mains. J’avais grandi. Je m’étais mise à écrire moi aussi.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Après, l’année où j’étais en stage près de la place de l’Opéra, vous avez publié <a href=
    "http://www.amazon.fr/consolante-Anna-Gavalda/dp/2290014281/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1342181664&amp;sr=1-1" target="_blank"><em>La consolante</em></a>, que j’ai acheté au Salon du
    Livre alors que les queues pour se faire dédicacer votre roman étaient infinies. Vos mots avaient touché la France. On faisait de vos livres des films.&nbsp;Plus ou moins réussis.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Ensuite, vous avez republié <em><a href=
    "http://www.amazon.fr/LEchapp%C3%A9e-belle-Anna-Gavalda/dp/2842631846/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1342181595&amp;sr=1-1">L’échappée belle</a></em>. On s’est mal coordonné dans la
    famille et on en a acheté plusieurs exemplaires. J’écrivais encore. Et souvent, je rouvrais vos romans pour relire les passages qui avaient marqué mes pensées, les passages où en lisant&nbsp;je
    m’étais dit:&nbsp;voilà pourquoi j’écris. J’écris parce que je veux moi aussi raconter le monde qui m’entoure dans le détail de ses hasards, je veux dire les histoires des personnages qui
    viennent me rendre visite quand je rêvasse dans le métro, je veux dire leurs peines, leurs joies, leurs coups durs et leur volonté, malgré tout, de trouver l’apaisement. Je veux donner vie avec
    mes mots, je veux faire scintiller les yeux des gens qui me liront, je veux qu’un jour, quelqu’un s’approche de moi et me dise «&nbsp;vous m’avez touché.&nbsp;». Rien qu’une fois.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">J’étais adulte et vous lire m’avait un peu aidé à grandir.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 13 Jul 2012 22:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8eb6072eee810c0a918a10d2c9cff9f0</guid>
                <category>Entre les pages</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-chere-anna-entre-les-mots-delicats-d-anna-gavalda-108102420-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[To Rome with love : amours théâtrales et burlesques dans les ruelles de la capitale italienne]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-to-rome-with-love-amours-burlesques-et-theatrales-a-la-luminosite-orangee-107958544.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://toutelaculture.com/wp-content/uploads/2012/04/To-Rome-with-Love-affiche-300x300.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "http://toutelaculture.com/wp-content/uploads/2012/04/To-Rome-with-Love-affiche-300x300.jpg" height="300" width="300">
  </p>
  <p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">To Rome with love</span></i><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, le dernier film de
    <i>Woody Allen</i> est un petit bijou léché dans lequel les Américains ne sont pas tout à fait grotesques et les Italiens&nbsp; pas tout à fait caricaturaux. Sous le ciel orangé de Rome, dans les
    ruelles de la ville romanesque, bat le pouls d’une drôle de comédie. La dernière d’un Woody Allen, vieillissant, égal à lui-même et renouvelé.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">On y découvre les histoires emberlificotées d’Italiens qui aiment des Américainse, d’Américains qui veulent épouser des
    Italiennes et qui ont en commun un amour démesuré pour cette ville qui les as vu changer. On y rencontre Haylee dont les parents débarquent pour venir rencontrer son fiancé italien. Et si le père
    de Haylee est terrifié par la mort, le père de son fiancé, dirigeant d’une entreprise de pompes funèbres lui offrira curieusement une nouvelle jeunesse. Il y a aussi Leopoldo Pisano, Romain moyen
    propulsé, d’un jour à l’autre au sommet d’une célébrité qu’il ne comprend pas, qu’il déteste mais après laquelle il ne cessera de courir une fois qu’elle se sera évanouie. <i>Woody Allen</i> nous
    offre une critique romancé de cette société qui met sur un piédestal absurde ces «&nbsp;personne » leur offrant une scène pour exprimer leurs riens. On y trouve aussi un jeune couple provincial
    auquel la capitale offrira un sacré baptême à coup de situations cocasses très théâtrales. Et puis on y rencontre un jeune Américain absorbé par la meilleure amie de sa fiancé qui saura égrainer
    les bons mots aux bons moments. Un couple dépareillé qui offrira une belle démonstration de l’illusion amoureuse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><em>Woody Allen</em> exploite avec charme et brio l’image romantique de la capitale italienne, un peu comme il l’avait fait
    l’année dernière avec celle de Paris où quelques années plus tôt avec celle de Barcelone. A Rome, se joue donc, sous sa caméra, une farce sans dessus dessous.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Il semble d'ailleurs beaucoup s’amuser à s’immiscer lui-même dans cette <em>comedia del arte</em>. Et il nous amuse au moins
    tout autant. Il aura amené avec lui une ribambelle d’acteurs très bien choisis qui auront livré eux-aussi leur âme à Rome. Parmi eux, <i>Jesse Eisenberg</i> (The social network) en amoureux
    illusoire transi, <i>Penelope Cruz</i> en prostituée italienne splendide, <i>Alec Baldwin</i> en apparition rationnelle et fantasmagorique<i>, Ellen Paige</i> en fantasme manipulateur, <i>Ornella
    Mutti</i> en comédienne italienne (quoi d’autre&nbsp;?)&nbsp;<i>, Roberto Benigni</i> frappé par la foudre de la célébrité et bien d’autres comédiens italiens très très belles et beaux dont je ne
    connais pas le nom.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><em>Woody Allen</em> signe une déclaration d’amour à Rome, à la jeunesse éternelle, au romantisme maniéré, au théâtre italien
    et puis à la langue qui s’y murmure doucement&nbsp;: l’italien ou la poésie chantée du quotidien.</span>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">To Rome with Love</span></i><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">, actuellement au cinéma.
    Pour votre plus grand bonheur.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Jul 2012 15:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">55d9cf061322569a6604a7593b2f1f7f</guid>
                <category>Grand écran</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-to-rome-with-love-amours-burlesques-et-theatrales-a-la-luminosite-orangee-107958544-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Alanis Morissette au Zénith de Paris : dans les vapeurs de notre adolescence]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-alanis-morissette-au-zenith-de-paris-dans-les-vapeurs-de-notre-adolescence-107846920.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.flickr.com/photos/30731824@N02/7481167852"><img src="http://farm8.static.flickr.com/7250/7481167852_41ebffd9f9.jpg" class="CtreTexte" alt="7481167852_41ebffd9f9.jpg" height=
    "375" width="281"></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">All I really want</span></i>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">“And all I really want is some peace, man,</span></i> <em>a place to find a common
    ground</em><i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">”</span></i>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Alanis est là, devant nos yeux. Elle est intacte. Elle balade ses longs cheveux ondulés
    d’un bout à l’autre de la scène. Elle chante, de sa voix superbe, de cette voix familière qui a bercé notre adolescence et la suite aussi. Elle chante «&nbsp;ce qu’elle voudrait vraiment&nbsp;».
    Elle chante ses rêves et ses désirs, elle chante ce qu’elle voulait devenir en écrivant cette chanson quand elle n’avait qu’une vingtaine d’années. Elle voulait la paix intérieure. Ce soir de
    juin 2012, je pense aux photos glanées sur Internet entre un powerpoint et un excel, qui la montrent radieuse avec son mari et son bébé. Je me dis que oui, elle a réussi son coup. La paix, elle
    l'a eue, comme l’heureux revers du bonheur. Et je&nbsp;me dis qu’elle le méritait bien.</span>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Forgiven</span></i>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">“If I jump in this fountain, would I be forgiven?”</span></i>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Quand les premières notes résonnent dans le Zénith bondé, je ne reconnais pas tout de
    suite la chanson. Je me dis&nbsp;maintenant que c’est sûrement l’émotion parce que de cette chanson, je connais le moindre accord, la moindre sonorité, la moindre respiration. Cette chanson
    m’avait profondément touchée parce que j’y avais entendu la souffrance et la dénonciation, j’y avais entendu l’instinct de survie et la rage. J’y avais entendu la révolte de cette femme en
    devenir. J’étais encore une enfant et je m’étais demandé si je vivrais un jour, des choses qui me donneraient cette puissance dans l’écriture. Ou bien si on pouvait simplement écrire sans avoir à
    souffrir.</span>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Flinch</span></i>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«&nbsp;Soon I’ll grow up and I won’t even flinch at your name”</span></i>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">J’avais toujours entendu dans cette chanson les vestiges d’un amour perdu, l’idée que l’on
    n’oublie jamais vraiment quelqu’un et qu’en fait finalement si. Avec le temps. Mais ce soir-là, une amie m’a ouvert les yeux. Dans la chanson <i>Flinch</i>, Alanis ne parle pas de son ex. Elle
    parle de la personne qui l’a agressée sexuellement alors qu’elle n’était même pas encore adulte. A l’époque pù elle a écrit cette chanson, on ne connaissait pas cette histoire alors j'y avais vu
    la mélancolie de la fin d’une romance. Aujourd’hui, après les révélations d’il y a quelques années, j’entends quelque chose de différent et je trouve cette chanson bouleversante. En fait, elle me
    donne même envie de pleurer.</span>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Citizen of the planet</span></i>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">“I am a citizen of the planet, From simple roots through high vision”</span></i>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Quand la chanson <i>Citizen of the planet</i> est sortie il y a trois ans, nous étions
    venus la voir en concert dans cette même salle. Et nous avions pensé qu’elle avait changé. En fait, nous avions pensé qu’elle avait l’air malheureuse. Elle avait eu l’idée saugrenue de teindre
    ses beaux cheveux noirs en blond, elle les avait coupés, elle avait pris du poids et sur la scène mythique qui l’accueillait, elle avait chanté en demi-teinte. Presque sans bouger. Aujourd’hui,
    nous retrouvons avec joie et émotion, ses manies gestuelles et ses allers et retours entêtants sur la scène immense. Nous la retrouvons telle que nous l'avons aimée.</span>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Uninvited</span></i>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«&nbsp;But you, you’re not allowed, you’re uninvited”</span></i>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Cette chanson contient mon adolescence. Elle contient les heures passées dans le rayon des
    CD «&nbsp;import&nbsp;» de Virgin où nous achetions pour des fortunes des chansons inédites ou live des artistes qui animaient notre quotidien. Elle contient les heures à essayer de comprendre la
    sensibilité des mots en anglais et la délicatesse de cette voix parfaitement posée. Elle contient l’émerveillement d’avoir découvert, un après-midi à la télé, cette chanteuse qui bercerait mes
    trajets, mes voyages et mes moments de solitude dans mon walkman, dans mon mini-disc et après aussi dans mon ipod.</span>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Thank you</span></i>
  </p>
  <p>
    <i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">«&nbsp;Thank you disillusionment, thank you clarity, thank you consequence, thank you,
    thank you silence&nbsp;»</span></i>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Alanis remercie d’avoir su tomber de haut pour voir au-delà des illusions. Elle remercie
    d'avoir su dénoncer ceux qui ont voulu lui vendre une paix qui viendrait d’ailleurs. La sérénité n’était pas à acheter. Elle ne viendrait qu’après un long travail sur ses angoisses et ses
    névroses, un long travail sur elle-même.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Aujourd'hui, c'est à notre tour de la remercier. Merci d’avoir été là ce soir à Paris.
    Merci de nous avoir offert ce spectacle qui nous a replongés loin, très loin dans nos souvenirs. Merci de nous avoir réunis pour cette soirée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Aujourd’hui nous sommes adultes et grâce à toi, pour quelques heures, nous avons replongé
    très loin, dans les vapeurs de notre adolescence. Nous sommes redevenus ceux que nous étions, il y a bien longtemps, quand nous t’écoutions dans nos walkmans.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 06 Jul 2012 11:34:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">22892f9fdb0e708f8ac5fd424166ce61</guid>
                <category>En musique</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-alanis-morissette-au-zenith-de-paris-dans-les-vapeurs-de-notre-adolescence-107846920-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tel Aviv, mon amour]]></title>
        <link>http://www.culturotheque.com/article-tel-aviv-mon-amour-107716381.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.flickr.com/photos/19762676@N00/3227608051"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3102/3227608051_f14d865075.jpg" class="CtreTexte" alt="3227608051_f14d865075.jpg" height=
    "264" width="500"></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Petit hommage à Tel Aviv, une balade au fil des saisons. Ceci est un texte de fiction. Toute ressemblance...
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800080;"><i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">L’hiver submergé</span></i></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Je me fraie un chemin entre les parapluies repliés et dégoulinants pour monter dans le
    bus. Je suis trempée et en avançant, j’inonde le sol et les gens que je bouscule. Peu importe, ils sont trop occupés à hurler en hébreu, en russe, en arabe ou en français, dans leur téléphone
    dernière génération pour s’en apercevoir. Je m’assois près de la vitre sale et tente de m’extraire du brouhaha environnant en lançant dans mon ipod le dernier album d’<i>Asaf Avidan</i>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Nous quittons enfin <i>Ramat Hahayal</i> en glissant sur la route inondée. Nous déboulons
    sur <em>Namir</em>, et dépassons, d’un côté, les vestiges du <i>Festigal</i>* et de l’autre, l’immense parc <i>Hayarkon</i>, qui boit avec bonheur les trombes d’eau qui fouettent son sol.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Le mouvement de la pluie sur la vitre est entêtant et je ris en pensant que le climat est
    à l’image des habitants de ce pays, extrême, énervé et pressé. Quand nous longeons le complexe immobilier <i>Kohav Hatsafon</i> qui me signale que je suis bientôt arrivée, je pense à toutes les
    familles bourgeoises qui s’agitent derrière les fenêtres. Je regarde ma bague de fiançailles et souris en imaginant la famille que nous fonderons à notre tour.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Je descends à l’entrée du port. Comme par miracle, la pluie s’est arrêtée. Les magasins
    sont vides, les restaurants déserts. Je suis trempée. Mon ordinateur pèse sur mon épaule. Je m’approche de la mer. Elle est sombre et nerveuse. Mais à sa surface je vois se dessiner les arrondis
    pastel d’un arc-en-ciel providentiel. Je m’essuie le visage. Mon maquillage a coulé. Je ne voudrais pas être ailleurs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800080;"><i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Le printemps en équilibre</span></i></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Je prends le bras de&nbsp;ma sœur et lui raconte en riant que pendant <em>Pessah</em>**,
    les restaurants placent dans leurs corbeilles de pains des petites brioches sans farine, des matsot cassantes mais aussi de belles tranches de pains. Elle rit en me disant que Tel Aviv a l’air de
    bien vivre ses multiples contradictions. Et je lui dis que c’est peut-être ce qui fait de cette ville un endroit à part. On peut être riche et pauvre, homo, hétéro et bi, chanteur, poète et
    sportif, de la nuit et du jour aussi, parent et enfant à la fois et se sentir à sa place.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Nous bousculons la foule qui se rue vers les étalages de fruits, d’épices, de jouets en
    plastique et de tee-shirts contrefaits. Nous achetons de la menthe, quelques gâteaux et des amandes. Nous nous faufilons entre un groupe de touristes Américains et le stand bondé de vaisselle
    jetable et je me dis qu’elle a bien choisi la période pour venir me rendre visite, le temps est parfait.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Nous errons dans les ruelles torsadées du <i>Kerem Hatemanim</i>. La foule est encore
    dense et les graffitis colorés reflètent la lumière. Nous nous asseyons pour déguster des brochettes grillées, des frites fripées et du houmous frais sur des chaises bancales en plastique
    bleu.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Nous remontons <em>Allenby</em> en riant des contrastes entre les robes de mariées à
    paillettes, les bouffantes et les dénudées. Nous arpentons <i>Neve Tsedek</i> en prenant des photos que nous n’uploaderons pas sur Internet parce qu’elles sont trop intimes. On y lirait trop
    facilement le bonheur de retrouver quand on n’habite plus le même pays, les questions infinies sur nos avenirs respectifs, l’émotion de voir la date du mariage approcher et l’idée que ces
    moments-là sont trop précieux pour les partager.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800080;"><i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">L’été infini</span></i></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Sur le grand écran, défile le générique de fin et je serais prête à revoir le même film
    pour ne pas avoir à affronter la chaleur épaisse de ce mois d’août. J’ai promis à mes amis en vacances de les rejoindre sur la plage. J’enlève le gilet que j’avais enfilé avec plaisir pour me
    protéger de l’air conditionné et je quitte ce havre tempéré.</span>
  </p>
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    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">On est samedi et la rue <em>King George</em> est silencieuse. Je guette ma silhouette dans
    les vitrines des magasins fermés et je souris en revoyant le visage de mon fiancé quand je lui ai annoncé que j’étais enceinte. Je décide de faire la queue à <em>Aboulafia</em> entre les enfants
    en maillot pour m’acheter un bourekas au fromage bulgare et je le dévore en me frayant un passage entre les vagues de passants qui traînent bouées, pelles, râteaux chaises pliables et paniers de
    pique-nique vers le sable brûlant.</span>
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    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Je file dans les lanières d’ombre en longeant les hôtels luxueux. Il fait étouffant. Je
    m’asperge d’eau glacée. Je frissonne et je me demande si le bébé m’entend l’aimer. Je descends les marches en pierre et dépasse les joueurs de volley. Je m’assois à l’ombre d’un parasol
    sponsorisé par une marque de jus de fruits près de ceux qui ont été le quotidien de mon enfance mais que je ne vois plus qu’une fois par an, dans la chaleur du milieu de l’été, quand ils viennent
    en Israël fuir le mauvais temps.</span>
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  <p>
    <span style="color: #800080;"><i><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">L’automne effréné</span></i></span>
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    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Dans l’effervescence de la rentrée scolaire, les mères se bousculent derrière d’immenses
    chariots pour terminer au plus vite leurs courses avant les fêtes. Jamais je n’aurais pensé me retrouver sur un parking de supermarché en robe de mariée. Pourtant, l’ami sur lequel nous comptions
    s’est cassé la jambe il y a une heure. Et nous devons passer chercher les bouteilles de vodka qu’il avait laissées à la caisse de la grande surface. Dans deux jours, le pays fêtera la nouvelle
    année et nous serons de jeunes mariés.</span>
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    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Je soulève ma robe blanche pour qu’elle ne se salisse pas au contact du sol. Il m’embrasse
    et caresse mon ventre derrière la dentelle étirée. Je l’attends dans l’air conditionné de l’entrée. Il pousse le caddie jusqu’à la voiture. Et quand il redémarre, nous prenons ensemble la mesure
    de notre engagement. Nous sillonnons entre les caddies, les poussettes et la vente éphémère de bouteilles de vin. Mon cœur s’emporte. Je lui sers la main.</span>
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    <span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Quand je prends le bras de mes parents pour m’avancer vers la houppa, je n’entends plus
    rien. Je marche sans voir les arrangements floraux qui décorent l’allée centrale, sans entendre les effusions des invités qui me félicitent, je vois simplement au loin, le soleil rose qui se pose
    sur la mer, le dessin irrégulier de la côte et le visage ému de mon fiancé. Et quand il descend pour placer le voile sur mon visage, je pense à ce que l’on a vécu ensemble, à nos rêves communs, à
    ses désirs, à mes aspirations, à ce que l’on ne fera peut-être jamais et je me demande s’il tiendra sa parole. Le jour de notre rencontre, il m’avait juré qu’il ne quitterait jamais Tel
    Aviv.</span>
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    <i><span style="font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">*Le Festigal est un festival pour enfants organisé à l’occasion de Hanoucca</span></i>
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    <i><span style="font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">** Pessah = Pâque juive</span></i>
  </p>
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    <i><span style="font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Texte publié sur <a href="http://coolisrael.fr/3824/tel-aviv-mon-amour">le site Cool
    Israël</a><br></span></i>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 03 Jul 2012 09:37:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7555adbf4767c84dc5a92725cd109f47</guid>
                <category>Imaginaire</category>        <comments>http://www.culturotheque.com/article-tel-aviv-mon-amour-107716381-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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